Je veux dire qu'aujourd'hui, le consensus mondial (occidental en tout cas) est qu'il y a un probleme d'inflation importee, essentiellement due aux MP (Produits petroliers surtout); l'opinion publique s'arrete la; une majorite d'economistes "mainstream " a plus recemment expose un debut de consensus sur les taux trop bas ayant entraine une hausse dangereuse des prix des actifs. Cet ensemble motive la Fed et plus recemment la BCE a remonter graduellement les taux.
Il n'y a plus de crainte deflationniste evoquee aux US depuis 2004; en Europe, la quasi-stagnation des PNB allemands, francais etc. font que l'on parle encore de deflation, mais il s'agit en fait d'un mot redecouvert mal employe qui evoque dans l'opinion la recession et le chomage, blames sur la mondialisation. Ce n'est pas ca la vraie deflation : c'est un effondrement de la masse monetaire causant une reduction durable de tous les prix comme au Japon depuis 1990.
La plupart des economistes que je lis sont contrariens. Depuis de nombreuses annees, mon experience personnelle confirme qu'il est bien plus rentable de faire le contraire du "mainstream".
Je pense que les annonces de hausse des taux Fed et BCE s'arreteront avant mi-2006; que la Fed, confrontee a une courbe de taux inversee des Fevrier, une chute des marches d'actions des Avril ou Juin et a la grande probabilite d'une recession US, voire mondiale dans les 6 mois qui suivront, re-baissera ses taux agressivement, ce qui provoquera dans un premier temps une montee additionnelle des obligations US et EUR et une forte rechute du dollar (et peut-etre aussi des metaux precieux en meme temps, comme en 1975-1976).
La grande vague inflationniste qui doit a mon avis amener un jour les obligations d'etat et l'economie occidentale en general au tapis (et les metaux precieux a leur Pic seculaire) ne viendra que dans les annees suivantes...
